New York, New York!

Après une folle semaine « marathon de la bouffe » dont mon estomac se souvient encore, voici un petit carnet d’adresses gourmandes à New-York.

Croyez-le ou non, New York est bien un véritable paradis des gastronomes, une ville où l’on peut goûter les cuisines d’un peu partout dans le monde, à l’image du melting-pot cuturel qui y règne, une ville emblème du mouvement locavore, où l’on trouve des choux fleurs violets et des fleurs de courgettes sur de gigantesques marchés de producteurs locaux, mais où l’on peut aussi manger la plus régressive des comfort food américaines…

New York où les restaurants naissent et meurent plus vite que partout ailleurs, où les food-trucks, ces camions itinérants vendant de la street food, sont autant suivis et notés que les restaurant ultra branchés de la ville, et où le petit supermarché du coin vend des produits que tous les foodistas parisiens peuvent chercher pendant des mois…

  • Marchés, boutiques et street food

Les green markets envahissent la grosse pomme, le meilleur d’entre eux étant sans aucun doute celui d’Union Square : les producteurs de la région viennent y vendre leurs légumes de saison dans une ambiance très chaleureuse tous les lundis, mercredis, vendredis et samedis.

Non loin d’Union Square, au pied du Flatiron, Eataly est un magasin de rêve pour tout foodie qui se respecte. Gigantesque, rempli de produits italiens alléchants, on peut y déguster pâtes, pizzas ou assiettes de charcuteries préparées devant vous avant d’aller faire un tour dans l’immense cave à vins située juste à côté : on rêverait d’avoir un tel magasin au coin de sa rue, et, tout bien réfléchi, les conséquences seraient sans doute terribles !

Au pied de la High Line, le Chelsea Market mérite que l’on y fasse un petit arrêt, ne serait-ce que pour le cadre néo-industriel de cette ancienne biscuiterie transformée en food court. On y trouve de nombreuses boutiques de produits gourmands, et tout tourne autour du spectacle culinaire : on y voit le boulanger faire son pain, le boucher découper sa viande, etc.

Arrêt obligé dans ce marché chez Fat Witch Bakery, qui prépare (sous vos yeux) certainement les meilleurs brownies de New York!

Après avoir fait une petite ballade dans le très sympa Meatpacking district, direction Greenwich village et la pâtisserie préférée des héroïnes de Sex and the City : Magnolia Bakery.  Les cupcakes, préparés devant les clients, sont largement à la hauteur de leur réputation, et valent bien les quelques minutes de queue devant la boutique…

  • American Food

Si l’on en croit la rumeur, le meilleur burger de NYC se mange chez Burger Joint, fast food improbable caché derrière un rideau dans le hall de l’hôtel Park Méridien.

Le seul choix à faire est la cuisson du steak, ainsi qu’entre mayo, moutarde, ketchup ou les trois (!), et quelques minutes plus tard le cuistot vous crie de venir récupérer votre burger… qui est excellent.

Le titre de « best burger in town » lui est disputé par la chaine Shake Shack, qui a ouvert son premier corner sur Madisson Square Park, et devant lequel la queue n’en finit jamais de s’allonger : il y a même une webcam qui permet de checker la queue en direct sur leur site! Faute de temps d’estomac disponible, nous n’avons pas pu le tester…

Un petit tour chez Eli Zabar et sa boutique/restaurant E.A.T dans l’upper west side pour un repas typiquement new-yorkais : bagel au cream chese et saumon fumé, carrot cake, cheese cake, à déguster sur place ou à emporter.

Sa célèbre épicerie Zabar vaut également le détour, pour faire ses emplettes des meilleurs produits : ne pas manquer le rayon poisson fumé et caviar.

Katz’s Deli est également une institution à New York : si l’on y mange le meilleur sandwich au pastrami de la ville c’est parce que c’est l’un des derniers restaurants à fumer lui-même sa viande. Mets typique d’Europe de l’Est, le pastrami est une préparation à base de poitrine de boeuf plongée dans la saumure, fumée et épicée avec du poivre : il est servi entre deux tranches de pain de seigle, avec de la moutarde et des pickles.

On fait la queue muni d’un ticket devant un long comptoir : si le cuistot est sympa, il vous donnera quelques lamelles de viande pour patienter pendant qu’il prépare le sandwich.

Outre le slogan « Send a salami to your boy in the Army » qui fit la réputation du restaurant durant la seconde guerre mondiale, une célèbre scène du film « Quand Harry rencontre Sally » y fut tournée, et, si vous voulez rejouer la scène, un panneau indique encore la table précise où les acteurs étaient assis!

Enfin pour changer du traditionnel hot dog, rien de tel qu’un petit lobster roll! Ceux de chez Luke’s aux homard du Maine sont vraiment déments : un petit pain chaud grillé, un demi homard et un peu de beurre fondu… awesome!

  • Restaurants :

Jeune américain d’origine coréenne, David Chang est l’un des chefs superstars actuellement en vogue à New York : on le voit même en photo dans le métro dans la publicité d’une grande marque de vêtements japonais !

Les restaurants qu’il détient à New York, Sydney ou Toronto déclinent son emblème : « Momofoku » qui signifie « lucky peach ». Entre un Noodle bar, un milk bar and bakery, une pâtisserie et un restaurant gastronomique doublement étoilé, nous avons finalement choisi de tester son Momofoku Ssäm Bar, dans l’East Village, restaurant de cuisine créative et rôtisserie dont les prix restent relativement abordables.

Le produit préféré de David Chang est incontestablement le porc, et nous avons donc commencé le repas avec son plat emblématique, de délicieuses petites brioches au porc (« steamed buns – pork belly, hoisin, cucumbers, scallions ») et une assiette d’excellent jambon local (« benton’s smoky mountain ham (madisonvile, tn) ») servi accompagné d’une mayonnaise au café : accord surprenant mais vraiment convaincant !

On poursuit avec deux plats « wild catfish – corn curry, green mango, peanuts » et un « poached chicken – sticky rice, lobster mushrooms, spring onion » très bien réalisés mais pas non plus inoubliables.

Les desserts sont plutôt décevants, avec un « sweet potato ice cream– root beer, orange » assez insipide, et un « chocolate parfait – matcha, plum, dulce de leche » massif et un peu écœurant.

Momofoku ne nous a pas laissé aussi enthousiaste que ce que sa réputation laissait présager…

Restaurant en vogue de Greenwich Village, le 10 Downing sert une cuisine américaine contemporaine intéressante, dans un cadre très agréable.

Rafraichissante salade de tomates, pastèque, menthe et amandes; tartare de thon à l’avocat et huile de sésame; mérou grillé, purée de mais et piquillos; crevettes sautées au beurre salé, asperges, gnocchi, fenouil…

Bon chardonnay « unoaked » (soit sans passage en bois) vif et rafraichissant pour accompagner un repas agréable et dans la tendance « locavore ».

Un petit tour du côté des lieux branchés pour manger les « best sushis in town » chez Nobu, un restaurant appartenant à Robert de Niro où l’on sert la cuisine du chef Nobu Matsuhisa, japonaise teintée d’influences péruviennes…

Les yuppies de Wall Street s’y pressent, et on se croirait un peu au fameux Dorsia de Patrick Bateman ; pour autant, pas d’esbroufe du côté de ce qu’il se passe dans l’assiette : les sushis, sashimis et tempuras frôlent la perfection, et les Omakase, plats signatures du chef, sont de haute volée.

Nous y avons entre autres dégusté une salade de pousses d’épinards au yuzu et à la truffe inoubliable, ainsi qu’un excellent tataki de thon Bigeye. Grâce à son succès, ce resto-concept à essaimé à Los Angeles, Dubai, Tokyo, Milan, et une quinzaine d’autres destinations…

Toujours dans la série restaurant japonais branché, Morimoto, du chef Masaharu Morimoto. Une excellente adresse à côté du Chelsea Market, le cadre est signé Tadao Ando… et les toilettes sont à ne pas manquer!

La formule bento du midi est particulièrement alléchante : soupe miso, sushis, tempura, boeuf wagyu délicieusement fondant, que l’on déguste autour d’un immense sushi bar en observant les maitres sushi officier!

Arrivé il y a 25 ans à New York, Jean-Georges Vongerichten y a construit un véritable empire gastronomique, son restaurant principal, Jean-Georges, étant triplement étoilé.

Pour un brunch du dimanche matin un peu classy, le Nougatine, situé au même endroit que son restaurant gastronomique, est tout à fait recommandable, surtout pour un inoubliable lobster burger, servi avec des pickles au parfum de yuzu complètement addictifs! Un de nos meilleurs souvenirs gastronomiques de NYC…

J’aurais aussi aimé vous parlé des petits stands de street food au flea market de Williamsburg, du Green Market du dimanche dans l’Upper West Side, de dims sums comme là bas dans chinatown, des cocktails à l’Acai sur le toit du Peninsula… mais le temps me manque!

Pour terminer ce petit carnet gourmand, les bonnes adresses de NYC changeant à toute vitesse, voici un site bien pratique qui recense les menus des restaurants de la ville : http://www.menupages.com/

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